07.05.2012
Lettre d'Hervé Morin aux adhérents et sympathisants du Nouveau Centre
Chers amis,
Les Français se sont exprimés et ont décidé d’accorder leur confiance à François Hollande en l’élisant Président de la République. Il nous faut prendre acte de ce choix démocratique qui marque le début d’une nouvelle période de notre vie politique.
Nicolas Sarkozy, que nous avions à une très large majorité choisi de soutenir lors de notre Congrès extraordinaire du 25 février dernier, se représentait dans le contexte d’une crise économique et financière qui, partout en Europe, a conduit les peuples à faire le choix de l’alternance. Le quinquennat qui s’achève fut un quinquennat utile au cours duquel des réformes indispensables ont été menées avec succès. Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli pour la France pendant ces cinq années.
Le candidat socialiste a été élu sans pour autant que la campagne électorale ait à aucun moment suscité l’adhésion des Français à un programme en réalité insoutenable pour nos finances publiques et dangereux pour l’avenir de notre pays. Nos compatriotes doivent se préparer à de graves désillusions tant le principe de réalité va rapidement reprendre le dessus. L’état de grâce ne sera que de courte durée.
Nous avons perdu l’élection présidentielle mais une autre bataille commence dès aujourd’hui : celle des élections législatives. C’est notre unique priorité pour les semaines à venir et j’y mettrai pour ma part toute mon énergie, en allant sur le terrain soutenir les candidats qui porteront les couleurs et les valeurs du Nouveau Centre. Plus que toute autre formation politique, il nous appartient à nous centristes d’incarner la modernité et de porter des idées nouvelles pour entrer de plain-pied dans le monde nouveau qui se dessine sous nos yeux.
Je vous demande de vous mobiliser dans vos fédérations et je vous demande de faire campagne pour que la majorité sortante soit la plus forte possible et que nous puissions constituer un groupe centriste autonome au sein de l’Assemblée nationale qui sera élue les 10 et 17 juin prochains. C’est ainsi que nous maintiendrons un contre-pouvoir à l’hégémonie socialiste, qui tient déjà dans sa main une grande majorité des collectivités locales, la quasi-totalité des régions, le Sénat, et maintenant la Présidence de la République.
Ce n’est qu’au lendemain des élections législatives que viendra le temps des recompositions politiques et de la reconstruction de la famille centriste. Nous devrons l’envisager dans un esprit d’ouverture mais dans la clarté alliances, avec des femmes et des hommes de conviction animés par l’intérêt collectif et non par des intérêts personnels, ayant la même ambition sincère et franche de travailler ensemble pour reconstruire un mouvement uni qui nous permette de porter nos idées et nos valeurs. C’est ainsi que nous réussirons le rassemblement de tous les centristes pour redevenir une force politique incontournable.
Une famille à nouveau soudée, une famille à nouveau imaginative, une famille à nouveau conquérante, c’est l’objectif qui est le mien et qui doit être le nôtre. C’est la feuille de route que je vous propose. Je compte sur vous.
Amicalement,
Hervé Morin
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06.05.2012
Election de François HOLLANDE : l'état de grâce sera bref
Les Français se sont exprimés et ont décidé d’accorder leur confiance à François Hollande. Je ne peux que prendre acte de ce choix, même si je suis intimement convaincu que le candidat socialiste vient d’être élu sur la base d’un programme intenable et irréaliste pour nos finances publiques qui va très rapidement, et violemment, se heurter à un principe de réalité. Viendra alors, et plus vite qu’on ne pourrait l’imaginer, le temps des désillusions.
J’espère que François Hollande aura la lucidité de garder en mémoire qu’il est un vainqueur par défaut. Tout au long de ces mois de campagne, sa candidature et son projet n’ont déclenché ni enthousiasme, ni adhésion.
Cette défaite s’inscrit dans un mouvement général qui pousse l’ensemble des peuples européens, après plusieurs années de crises, à choisir la voie de l’alternance politique. A cela s’ajoute la fatalité sous la Ve République qui veut qu’aucun président sortant, à l’exception des périodes de cohabitation, n’ait été réélu pour un second mandat. Mais il nous reste encore une bataille à mener, et non des moindres : celle des élections législatives.
Nous devons dès aujourd’hui, et plus que jamais, nous mobiliser pour que la majorité sortante reste en force à l’Assemblée nationale, seule façon de maintenir un contre-pouvoir à l’hégémonie socialiste, qui tient déjà dans sa main une grande majorité des collectivités locales, la quasi-totalité des régions, le Sénat, et maintenant la Présidence de la République.
Nous devons mener cette campagne en conservant le discours de courage, de lucidité et de vérité qui a été le notre pendant cette campagne, en comptant sur l’esprit de responsabilité des Français. Plus que les autres, il nous appartient à nous centristes d’incarner la modernité et de porter des idées nouvelles pour entrer de plain-pied dans le monde nouveau qui se dessine sous nos yeux.
Cette bataille pour les élections législatives doit être aujourd’hui notre unique priorité. J’y mettrai pour ma part toute mon énergie, en allant sur le terrain soutenir tous les candidats qui porteront les couleurs et les valeurs du Nouveau Centre.
Après ces échéances viendra le temps de la reconstruction de la famille centriste. Nous devrons le faire avec des hommes et des femmes de conviction animés par l’intérêt collectif et non par des intérêts personnels, ayant la même ambition sincère et franche de travailler ensemble pour reconstruire un mouvement uni qui nous permette de porter nos idées et nos valeurs.
20:43 Publié dans Actu, EVENEMENT, Info, Info Média, Prises de position | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.05.2012
Notre choix centriste pour Nicolas Sarkozy
Jamais les Français n’ont eu à faire un choix qui engagera si irréversiblement notre identité, nos valeurs et notre modèle social pour les trente prochaines années.
Nous avons été des compagnons de route de François Bayrou, et nous regrettons vivement son choix de voter pour François Hollande. Sa décision est d'autant plus incompréhensible que ces derniers jours de campagne ont largement montré les points de convergence qui existent entre le projet défendu par Nicolas Sarkozy et les priorités affichées par François Bayrou, notamment sur la réduction de la dette.
Le centrisme n’est définitivement pas soluble dans le programme et les alliances que nous propose le candidat socialiste. Et plus que jamais, le débat de l’entre-deux tours a conforté notre choix d’une alliance politique nécessaire entre le centre et la droite.
Le soutien centriste à Nicolas Sarkozy est sans condition mais pas sans exigence. Nicolas Sarkozy est le candidat dont nous sommes le plus proche, le président avec lequel nous travaillons depuis cinq ans à reformer le pays, le chef d’Etat qui permet que notre pays soit respecté en Europe et dans le monde.
Avec Nicolas Sarkozy, nous avons l’assurance que la réduction de la dette sera la priorité du quinquennat. Plus qu’une question financière ou économique, le niveau insoutenable atteint par nos déficits publics engage notre souveraineté et l’avenir de notre modèle démocratique. La règle d’or, la suppression des niches fiscales, la taxe Tobin, la TVA sociale étaient nos exigences, elles sont aujourd’hui au cœur du projet de Nicolas Sarkozy.
Avec Nicolas Sarkozy, nous avons l’assurance qu’en France l’assistanat ne saurait constituer une solution satisfaisante au chômage. Nous ne voulons pas non plus d’une France dans laquelle la seule réponse apportée aux carences du système éducatif est l’embauche de 60 000 fonctionnaires supplémentaires.
Avec Nicolas Sarkozy, nous avons l’assurance que l’Europe restera plus que jamais notre idéal et que notre combat pour la rendre plus politique, plus démocratique, plus juste sera aussi celui le sien.
Avec Nicolas Sarkozy, nous avons enfin l’assurance qu’un scrutin proportionnel permettra la juste représentation de l’ensemble des familles politiques à l’Assemblée nationale et la mise en place d’une parité réelle entre femmes et hommes au sein de la représentation nationale.
L’appel à l’effort de chacun pour le redressement du pays, un humanisme de tous les instants pour faire reculer les inégalités et rendre la société plus solidaire et plus fraternelle : ce message, c’est celui des centristes et c’est celui que porte aussi Nicolas Sarkozy.
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